🚨 Les communes moyennes face au risque cyber : protéger le service public numérique
Avec la généralisation des démarches en ligne, les mairies sont devenues des acteurs à part entière du numérique. Elles gèrent désormais un volume considérable d’informations : état civil, listes électorales, inscriptions scolaires, marchés publics ou encore vidéoprotection. Autant de données sensibles reposant sur des systèmes informatiques interconnectés.
🎯 Mais cette modernisation a un revers : la cybermenace s’intensifie. Les communes comme Vern-sur-Seiche sont désormais clairement dans le viseur. Ni tout à fait petites, ni véritablement grandes, elles disposent d’une infrastructure numérique complexe, sans pour autant avoir les moyens humains et financiers d’une grande ville. Un terrain idéal pour les cybercriminels.
Selon une étude de Cybermalveillance.gouv.fr (2024), une collectivité sur dix a subi une cyberattaque au cours des douze derniers mois, et près d’un tiers des communes interrogées déclarent avoir déjà été victimes d’un hameçonnage (phishing). Ces attaques peuvent bloquer les services : impossible de délivrer un acte d’état civil, d’inscrire les enfants à la cantine, ou de gérer les démarches administratives.

Pour des communes à taille humaine, la cybersécurité n’est pas qu’une affaire technique : c’est une question de continuité du service public et de confiance citoyenne. Les municipalités ont pour responsabilité de fournir des services numériques sûrs, disponibles et respectueux de leurs données personnelles.
🛡️ Pour faire face, plusieurs leviers existent : mutualiser les ressources avec les intercommunalités, former les agents et élus aux bons réflexes numériques (vigilance face aux courriels suspects, mots de passe solides, sauvegardes régulières), et intégrer la sécurité dans chaque projet informatique dès sa conception.
🏛️ La cybersécurité repose avant tout sur la vigilance et la sensibilisation. Dans un contexte où la dématérialisation s’accélère, protéger le numérique communal, c’est protéger la confiance et la continuité du service public local.
