Que peuvent faire les maires face aux crises et aux tensions internationales ?

Au Congrès des maires, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, a évoqué « la possibilité d’un conflit à court terme » et affirmé qu’il faudrait peut-être « accepter de perdre nos enfants ».

Ces propos, qui ont suscité un vif émoi, s’inscrivent pourtant dans les scénarios de crise que l’État étudie déjà dans le cadre de la Revue nationale stratégique du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale. Ils rappellent une réalité souvent méconnue : les communes ne sont pas en première ligne d’un conflit armé, mais elles jouent un rôle essentiel dans la résilience civile.

Derrière le choc de l’annonce, une question se pose : comment les communes peuvent-elles se préparer à un contexte aussi difficile ?

Notre responsabilité d’élus municipaux, ce n’est pas d’anticiper la guerre.
C’est de renforcer la capacité collective à faire face aux crises, quelles qu’elles soient (climatique, énergétique, sanitaire, sociale, cyberattaque, accident industriel…). Toutes celles qui peuvent nous toucher un jour.

Le principal outil : le Plan communal de sauvegarde (PCS).
Il permet d’organiser l’alerte, les évacuations, l’accueil des habitants, la continuité des services essentiels, la protection des écoles, de l’EHPAD, des équipements publics, de la zone Antargaz et Total, des établissements accueillant du public (Centre du Patis Fraux, Foyer de l’Orgerie, …) et la réponse aux coupures ou attaques numériques.

Mais une commune seule ne peut pas tout.
La vraie force, ce sont les habitants, l’entraide et la solidarité. C’est pourquoi nous voulons :
✔️ renforcer la culture du risque ;
✔️ développer la réserve communale de sécurité civile ;
✔️ former davantage de vernois.e.s aux gestes qui sauvent ;
✔️ organiser des rencontres d’information et de prévention.

Face à un monde plus incertain, les maires deviennent ainsi des acteurs essentiels de la prévention.Le défi de la prochaine équipe municipale: préparer sans inquiéter, renforcer sans dramatiser et surtout tisser un réseau local assez solide pour affronter collectivement les crises de demain.

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